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Un citoyen...du monde

L'Argent à l'épreuve du temps et du monde réel

 

INTRODUCTION:

N'oublions pas que l'origine de l'argent est le troc. Le troc est basé sur un échange de choses réelles, palpables. Il fonctionne tant que celui-ci se pratique entre 2 personnes voir 3 ou 4 mais devient bien trop compliqué lorsque le nombre d'intervenant augmente. D'où la création de l'argent. Une formidable invention de l'homme. Un système de troc à grande échelle où tous les biens à échanger sont mis au centre et où chacun peu retirer, de la valeur égale à ce qu'il a mis lui même au milieu, un où plusieurs bien qui l'intéresse. La compréhension de la pratique de l'échange entre les hommes à travers ses moyens est, à mon avis, une des clés fondamentale pour la compréhension des maux et dérives de notre système actuel. Je pense que l'homme a, depuis longtemps, oublié les origines et le but de son invention...
Cette réflexion est une remise en question d'un système que nous avons trop laissé nous dépasser. Remise en question ne voulant pas dire remise en cause, je ne voudrais pas ici démontrer que l'homme peut vivre sans argent. L'utopie d'un monde sans argent m'a effectivement poursuivi depuis ma plus tendre enfance et remonte, du plus loin que je m'en souvienne, au malheureux constat qu'il était de bien trop loin nécessaire à notre vie et à priori incontournable.
J'expose donc, ici, une réflexion tout aussi philosophique que pragmatique qui n'engage que moi et moi seul en tant qu'être humain doté d'une conscience propre. Depuis quelques années, je regarde notre monde tomber inexorablement dans une absurdité que personne ne pourra nier. Je ne prétend pas avoir de solution révolutionnaire.  J'espère cependant vouloir montrer qu'un retour aux fondamentaux et aux origines de notre moyen d'échange peut non seulement nous aider à expliquer les dérives mais aussi nous aider à trouver des solutions.
Alors, l'argent serait-il devenu une religion? Une notion fondamentale de la condition humaine? L'argent, créé par l'homme, le dépasse-il aujourd'hui? Comment reprendre la maitrise de notre système d'échange?


L'ARGENT, SON BUT ET LE SENS DE SON ORIGINE :

Simplifier l'échange des biens, là était donc le but initial de la création de l'argent. L'homme, vivant en société, s'est vite rendu compte que les échanges par le simple troc, aboutissaient le plus souvent à des disputes. Comme il n'était pas possible de couper, par exemple, une vache en deux et ainsi, pouvoir l'échanger contre un seul cochon (puisque : 1 vache valait à l'époque 2 cochons), l'homme a du trouver une valeur intermédiaire plus petite et plus « fractionnable » comme le riz, le sel ou les fèves de cacao.
A partir de la création d'une échelle permettant de donner une valeur à chacune des choses « réelles », il a été très simple de créer une entité propre et unique symbolisant cette valeur. L'argent était né. Il était une troisième composante introduite au sein de l'échange entre 2 choses.
Ainsi, une vache valant 6 sacs de riz et le cochon 3 sacs, l'homme à la vache a donc pu acquérir un seul cochon + 3 sacs de riz, en échange de sa vache. Les 3 sacs de riz lui servant ensuite, à acquérir plusieurs autres choses valant 1 sac ou la moitié d'un sac ou même 50 grains. Il pouvait aussi le manger...
Cette démonstration très imagée, nous montre ici toute la complexité de l'échange équitable et en même temps, nous amène à réfléchir sur le sens que nous devons donner à cette troisième entité.
L'échange entre les hommes est complexe et le restera de part notre nature. Sa simplification physique par l'argent ne doit pas nous le faire oublier.
On voit aussi immédiatement ressortir de notre exemple, que la détention de riz prend alors symboliquement, la forme d'un pouvoir et que la production de celui-ci, si elle n'est pas régulée et maîtrisée, peut poser certains problèmes...


LA DEMATERIALISATION DE LA MONNAIE :

Nous avons suivi de nombreuses étapes avant d'en arriver à une dématérialisation complète de la monnaie. La notion de valeur fictive de l'argent lui-même ne nous a pas sauté aux yeux immédiatement. La nécessité de passer par des étalons de métaux précieux n'étaient alors que la simple traduction de l'association de la valeur de l'argent à la valeur des choses. Il y a peu d'or, il est convoité, donc celui-ci a de la valeur et peut donc servir à un étalon fiable et régulateur. S'il n'y a plus d'or, il n'y a plus d'argent. Et donc, implicitement, une limite est donnée à sa création.
Pas à pas, au fil de l'allègement « en poids », de la monnaie par simple esprit pratique, l'argent disparaît physiquement pour ne finalement devenir qu'un simple jeu d'écriture numérique sur des livres informatique de banque. Le simple citoyen, utilise toujours, pour partie, le billet de banque et les pièces de monnaie mais ne nous y trompons pas, cet argent, transitant à 99,9% par une banque, est, dans tous les cas, passé par un état numérique avant de (re)-devenir physique, palpable.
On voit bien, ici, un aspect très important de notre système : l'argent peut être créer ou détruit en nombre infini par un simple jeu d'écriture sans passer par un état physique réel. Il n'y a plus aucune contrainte matérielle à la création ou à la destruction de l'argent.


LE TEMPS - UNE COMPOSANTE ESSENTIELLE DU SYSTEME FINANCIER ACTUEL :

Lorsque l'on se plonge dans le monde de l'argent et plus particulièrement dans celui de la finance et des banques, nous sommes constamment renvoyés vers un « monde » ou le rapport au temps semble être omniprésent et même quelquefois, différer de celui que nous connaissons tous. Ne nous est-il pas souvent arrivé de nous étonner des dates de mouvement de notre argent, apparaissant sur notre relevé bancaire? Par exemple, une « date de valeur » antérieur ou supérieur à la date réelle de l'opération selon s'il s'agit d'un débit ou d'un crédit. Une somme qui, quelques fois, lors d'un virement, disparaît pendant quelques heures, ou même quelques jours. Impuissants et dans l'impossibilité de dénoncer ces pratiques, nous nous entendons dire qu'il s'agit-là de règles de fonctionnement qui ne peuvent être remises en cause. C'est comme ça et il n'y a aucune raison que ça change. Nous voilà donc, le plus souvent, dans l'impossibilité de connaître à un instant T, le solde réel de notre compte tant celui-ci est constamment en mouvement. Ce solde est discutable, voire même négociable, de par la flexibilité des dates de mouvement de nos opérations.
En bourse, les transactions se font maintenant à une vitesse quasi instantanée et nous voyons quelquefois l'argent arriver à destination avant même qu'il ne soit parti. Le rapport au temps se trouve partout là ou se trouve l'argent.  Alors, le temps, est-ce de l'argent ? Comme si cette phrase que l'on aime se répéter en plaisantant, était bel et bien une donnée réelle de notre monde.
Et bien, il semblerait que oui. Puisque notre système nous offre la possibilité de créer de l'argent à partir d'argent (taux d'intérêts ou rémunération de compte), une petite somme de départ peu finir par devenir une somme bien plus importante par le simple fait de l'existence de cet argent et sans aucun autre échange avec une autre valeur du monde réel. Il suffit simplement de lui en laisser le temps suffisant...Une personne possédant pendant quelques heures ou quelques années, une somme d'argent, pourra faire fructifier celui-ci et créer ainsi encore plus d'argent en ne faisant rien d'autre que de posséder seulement cet argent. Lorsque nous avons compris le système de « capital » nous comprenons également l'intérêt que nous avons tous à posséder de l'argent le plus longtemps possible.
Dans la plupart des pays « industrialisés », le pouvoir régalien (de création monétaire), n'est plus, depuis une trentaine d'année, détenu par les états eux-même. L'argent est aujourd'hui créé à plus de 80% par les banques privées, par l'intermédiaire de la souscription des prêts (création lors de la souscription et destruction lors du remboursement), et il existe donc, toujours un certain temps entre la création et la destruction de cette monnaie « provisoire ».
Plus étonnant encore, l'argent sans cesse en mouvement et par le simple fait du temps, peut se multiplier à partir d'une « illusion ». La rapidité avec laquelle des transactions financières sont effectuées en bourses ou dans les autres milieux financiers (achats, reventes),  peuvent quelques fois nous faire croire à une très importante masse d'argent existante à un instant T. La plupart du temps, cet argent n'existe pas réellement, il ne fait que passer très rapidement et génère ainsi l'illusion de son existence semblable au phénomène d'illusion d'optique. Le plus important bien sur, étant de regarder au bon moment. Cette création d'argent par le temps, est non seulement réelle mais bel et bien écrite sur les livres de banque.
Nous verrons également plus loin, à travers la création monétaire que les voyages dans le futur sont très fréquents dans le milieu de l'économie et de la finance.

La création d'argent par la simple existence du temps qui passe (ou plutôt qui va passer), est non seulement destructrice mais nous renvoie avant tout, à la notion fondatrice de l'argent : l'échange. La création d'argent à partir d'aucune base d'échange n'a aucun sens.


LA MONDIALISATION FAVORISANT DES FLUX FINANCIERS INCONTROLABLES : 

L'ouverture de nos frontières économiques avant même celle de nos frontières politiques a permis un maillage gigantesque du monde tel un réseau de « tuyaux » plus ou moins gros dans lequel circule l'argent mondial. On peut effectivement comparer le système actuel, en imageant, à une vaste installation de « plomberie ».
Par les avancées technologiques, toutes les banques du monde sont aujourd'hui connectées entre elles. A travers nos banques, notre argent passe obligatoirement par ce circuit mondial.
Cette masse énorme d'argent, correspond aux transactions innombrables d'une très grande partie de notre planète d'où, on l'imagine aisément, un débit très important caractérisé par sa vitesse et par le nombre très important des transactions (son volume). Les places boursières et nos banques sont les vannes d'entrées et de sorties de ce réseaux. Des robinets plus ou moins ouverts alimentant le monde réel.
Jusqu'au début des années 80, chaque pays avait son propre réseau et pouvait réguler à son aise les débits, les entrées et les sorties. L'interconnexion mondiale en quelques 20 ans, de ce réseau, a permis à toutes les banques de s'y brancher et le débit est maintenant sur-multiplié.
On peut alors s'imaginer les dérives possibles du système lorsque l'on a la chance de se trouver à des points stratégiques de cette installation.
Par exemple, en créant une petite « dérivation » sur cette installation ou le volume d'entrée et de sortie resterait le même (argent rentrant=argent sortant) mais où, pendant un temps donné, cet argent serait conservé à des fins de placement ou achat-revente puis remis en circulation après s'être multiplié, on voit vite le déséquilibre qui pourrait être créé. On pourrait comparer certaines pratiques boursières ou l'activité de certaines banques d'affaire à ces dérivations.
Allons plus loin dans notre démonstration (de plomberie): L'argent ainsi créé par les nombreuses dérivations ne peuvent qu'augmenter la masse monétaire et cet argent créé, ré-injecté dans le circuit ne fait qu'accroître le débit dans le système principal. Ainsi, plus le tuyau est gros et plus le temps nécessaire à la multiplication de l'argent peut devenir cours. D'où un système devenu maintenant de plus en plus incontrôlable. Réparer une fuite demande des interventions d'autant plus importantes. C'est ce que nous voyons aujourd'hui à travers la crise financière.
En 1972, la taxe Tobin, suggérée par le lauréat du prix nobel d'économie James Tobin, et reprise ensuite par l'association ATTAC ces dernières années,  pourrait être alors le plus gros robinet jamais branché au réseau et qui plus est, destiné à une redistribution de richesse en faveur des pays pauvres. Mais le monde de la finance n'en veux pas et pour cause. Cette mesure ne peut que dévoiler les failles d'un système qui paraît finalement assez simple. Cependant, cette solution, pouvant résoudre formidablement une solution urgente en utilisant le système lui-même, ne fait qu'utiliser une défaillance de ce système et ne peut, hélas pas s'attaquer au coeur du problème.

 

LE POURCENTAGE : UNE NOTION TROMPEUSE QUI NOUS FAIT OUBLIER LA VALEUR ABSOLUE ET LE REEL:

Les pourcentages sont partout. Nous en sommes abreuvés à longueur de temps. Mais a-t-on oublié ce que signifiait un pourcentage?


Petit rappel simple :
1000+5%=1050   1050+5%=1102.50   1102.50+5%=1157.62   1157.62+5%=1215.50  1215.50+5%=1276.27
Traduction : Une croissance du nombre 1000 de 5% par an donne une croissance de 27.6% sur 5 ans. La valeur absolue est 276.27.

prenons maintenant 1200 :
1200+5% = 1260 +5% =1323 +5% = 1389.15 +5% = 1458.60 +5% = 1531.54
Traduction : Une croissance du nombre 1200 de 5% par an donne une croissance de 27.6% sur 5 ans. La valeur absolue est 331.54

Autre rappel important :

Partons maintenant à l'envers
1000-5% = 950   950-5%=902.5  902.5-5%=857.37   857.37-5% = 814.50   814.50-5% = 773.78
Traduction : Une décroissance du nombre 1000 de 5% par an sur 5 ans donne une décroissance de 22.6% sur 5 ans. La valeur absolue est - 226.22.

Faisons ensuite la montée puis la descente en sens inverse (toujours en partant de 1000) :

1000+5%=1050   1050+5%=1102.50   1102.50+5%=1157.62   1157.62+5%=1215.50  1215.50+5%=1276.27
Puis
1276.27-5% = 1212.45 -5% = 1151.83 -5%=1094.24 – 5% =1039.53 -5%=987.55.
Traduction :  Une croissance constante du nombre 1000 de 5% par an sur 5 ans puis subissant ensuite une décroissance de 5% par an sur 5 ans donne une décroissance sur 10 ans de -1.2%. La valeur absolue est -12.45.

Dernier exemple :
1 000 000 000 €(1 milliard d'euros) + 0.01% = 1 000 100 000 € (1 milliard et cent mille euros)
Où l'on voit qu'un très faible pourcentage (voire négligeable) mais appliquée à une très grosse somme induit une somme non négligeable en valeur absolue. Mais cela, tout le monde le sait, n'est-ce pas?

Nous pourrions ici, multiplier les démonstrations faisant apparaître la prudence nécessaire à employer lors de l'utilisation ou lors de l'analyse d'un pourcentage. Un pourcentage non attaché à une valeur absolue ne veut rien dire. Nous voyons bien ici que nous pouvons faire parler le chiffre  5%, de manière tout-à-fait différente selon la valeur à laquelle il est attaché. La seule question à nous poser systématiquement lorsque nous nous trouvons devant un pourcentage est : 5% d'accord, mais de combien? La plupart du temps ne nous apparaît que le pourcentage et la valeur y étant attachée, à tout bonnement disparue. La bourse à perdu 8%. Ah bon, c'est bien mais 8% de quoi?
Pourquoi aujourd'hui, la plupart de nos économistes et de nos hommes politiques ne parlent plus en valeur absolue. Parce que la valeur absolue n'est que trop criante de vérité et qu'un seul petit pourcentage bien moins alarmant, peut ainsi remplacer une multitude de valeur comme démontrer plus haut. Je ne dit pas qu'il s'agit-là d'un procédé délibéré mais que nous nous cachons tous derrière cette notion de pourcentage bien plus digeste que certains chiffres beaucoup trop gros et que nous assumons difficilement.
On a vu ces derniers temps, des chiffres faramineux apparaître au grand jour (en centaines voire même en milliers de milliards de dollars ou d'euros). Il ne s'agissait plus là de pourcentage mais bien de chiffres réel en valeur absolue. Comme si une vérité écrasante ne pouvait plus être contenue. Lorsque la machine est en mouvement, le pourcentage peut s'exercer à tous va. +2%;+3%;+8%, la machine avance et le pourcentage lui donne ce mouvement. Mais lorsque la machine s'arrête, alors, il faut bien la regarder telle qu'elle est, à travers sa valeur absolue.

Un retour à un langage clair et compréhensible par tous est nécessaire, tout d'abord pour comprendre notre système mais aussi pour en évaluer réellement ses dérives. Se cacher derrière une réalité tronquée par le pourcentage ne fait que repousser pour plus tard, le diagnostic réel d'une fausse route avérée.
De plus il est faux de penser que l'argent est un concept complexe que seuls des experts, des spécialistes de la finance, des banquiers ou des économistes seraient seuls à pouvoir nous en expliquer le fonctionnement en langage d'initié (tel des savants d'un autre âge) sans que personne n'y comprenne rien. L'argent ne peut avoir qu'une existence physique et réelle. Ainsi, il ne peut y avoir qu'une seule et unique façon de le comptabiliser. L'ADDITION ou LA SOUSTRACTION. Introduire la notion de pourcentage ou même celle de la multiplication ou de la division devient de ce fait, bien trop dangereuse pour la compréhension de l'échange. Rappelons également que les seules lois mathématiques régissant la finance ou la bourse ne sont ni plus ni moins que des théories provenant des lois sur la probabilité! Un pari sur l'avenir...


UNE MASSE MONETAIRE NON MAITRISÉE :

Mon pragmatisme m'oblige à me poser cette question : Mais combien y a-t-il d'argent au total dans notre monde ? A question, à priori, assez simple (aux vues des avancées technologiques et des moyens informatiques que nous possédons)... réponse très compliquée :

Nous resterons ici, pour simplifier l'analyse, dans le cadre de la zone euro mais le système est identique dans la plupart des pays dit, « riches ».
Le système de création et de destruction de monnaie est très complexe et, nous l'avons vu en partie plus haut, dépend de nos crédits-débits, souscription ou remboursement de prêts, achats ou vente de devises auprès de nos banques. La masse monétaire n'est pas fixe durant une période donnée. La complexité ne s'arrête pas là puisque dans le décompte globale nous avons 3 masses monétaires différentes, chacune englobant la précédente (accrochons-nous):
M1 est la quantité de monnaie réellement destinée aux transaction (billets, pièces et comptes courants). Cet argent est immédiatement disponible.
M2 est la quantité englobant M1 et incluant en plus, les livrets d'épargne, livrets A, CODEVI... Cet argent n'est pas disponible immédiatement mais peut l'être très rapidement. Elle est également appelée « quasi monnaie ».
M3 englobant M2 et donc M1 auxquelles s'ajoutent en plus les épargnes à long termes (PEL),  et les titres échangeables sur les marchés (dettes titrisées, et autres produits incompréhensible pour les non-initiés comme moi...) cet argent est disponibles à plus long terme.

Ci-dessous, le détail (source Banque Centrale Européenne) de toute cette masse d'argent pour la zone euros à 9 ans d'intervalle. Nous avons pris les mois d'août 1999 et août 2008 sachant que dans l'intervalle de ces 2 périodes, la masse monétaire à constamment été croissante (encore un petit effort...):


Les chiffres sont en milliards d'euros :

Désignation Masse Aout 1999
(Mds euros)
Aout 2008
(Mds euros)
Augmentation 1999-2008
Billets et pièces en circulation Dans M1 326 654 328
Dépôts à vue (comptes courants) Dans M1 1511 3178 1667
Dépôts à termes < 2 ans Dans M2 857 2428 1571
Dépôts assortis d'un préavis de remboursement < 3 mois
 (livets jeunes, CODEVI...)
Dans M2 1270 1528 258
Instruments négociables sur le marché monétaire (....) Dans M3 618 1361 743
TOTAL M3 4582 9149 4567

           (Source BCE).

En analysant ce tableau, nous noterons tout d'abord, une chose très importante. Seule la masse M1 (c'est à dire la somme des 2 premiers nombres) est une somme d'argent qui a une existence dans le présent. Elle ne représente, environ, que 40% de la masse totale. Les 60 autres % sont de l'argent existant dans un futur plus ou moins proche. Dans un monde réel, nous pouvons appeler ceci, une machine à voyager dans le temps.
Deuxième point important, l'argent appartenant aux seules masses M2 et M3 est de l'argent qui « travail », c'est à dire qu'il se multiplie ou se réduit au moyen des intérêts ou des spéculations boursières.
Nous voyons donc, ici, que l'argent qui n'existe pas aujourd'hui, à cette formidable capacité de pouvoir grossir (ou maigrir) demain.

N'étant pas économiste moi-même et pour éviter de me retrouver dans un monde parallèle, je me contenterais donc de commenter uniquement les chiffres de l'argent existant aujourd'hui, la masse M1. On notera tout de même, que l'évolution des sommes appartenant à M2 et M3 sont sensiblement identique en proportion à celles de M1.

En 9 années pleines, la masse monétaire a doublé. Nous avons 2 fois plus d'argent en Europe qu'il y a 9 ans, c'est à dire, hier. Lorsque l'on voit doubler un chiffre aussi important que celui-ci sur une aussi courte période, il y a de grande chance pour que l'on se trouve, non pas devant une augmentation linéaire de cette masse monétaire, mais bel et bien devant une croissance exponentielle.
Si tout ceci a été programmé, alors nous ne pouvons que nous poser la question : Dans quel but? Pour ma part, je ne suis pas vraiment persuadé que nos dirigeants aient réellement voulus cette création démesurée d'argent nouveau mais plutôt que nous nous trouvons là, devant une machine lancée à grande vitesse et que nous ne pouvons plus ni la maitriser ni l'arrêter.
Autre aspect important, si la masse monétaire a doublé en dix ans, ne devrions-nous pas retrouver ce surplus dans chacun de nos porte-monnaie? Si, pour vous non plus, il n'en est rien, c'est que cet argent est ailleurs...

Quelques chiffre sont parlant et peuvent nous aider à comprendre ou se trouve réellement cet argent :
Selon le magazine FORBES qui publie tous les ans le palmarès des milliardaires dans le monde (attention, les chiffres sont maintenant en dollars et non plus en euros..):
En 1991, le monde comptait près de 25 milliardaires. Ils représentaient à eux seuls environ 166 milliards de dollars.
En 2006, le monde comptait près de 793 milliardaires. Ils représentaient à eux seuls environ 2600 milliards de dollars.
En 2007, le monde comptait près de 900 milliardaires. Ils représentaient à eux seuls environ 3000 milliards de dollars.
En 2008, le monde compte aujourd'hui 1125 milliardaires et représentent à eux seuls environ 5000 milliards de dollars.

Même si ce n'est pas l'envie qui m'en manque, je ne souhaite pas, ici, dénoncer les milliardaires eux-même, qui, à mon avis, ne sont que la conséquence du déséquilibre d'un système tout entier, mais plutôt expliquer, à travers ces chiffres, l'augmentation démesurée d'argent au bénéfice d'une infime partie de la société.
En 2008, ces 1125 personnes (soit 0.0000173 % des 7 milliards d'êtres humains que compte la population mondiale) détiennent, à elles seules, l'équivalent de la totalité de la masse monétaire européenne M1 (disponible). Plus inquiétant encore, cette somme détenue par les seuls milliardaires s'est vue doublée en 2 ans entre 2006 et 2008.
Nous voilà donc, de nouveau devant une croissance exponentielle voyant doubler la quantité d'argent pour une infime partie de la population mondiale et ce, dans des intervalles de temps de plus en plus courts. Ces sommes d'argent colossales peuvent être aujourd'hui comparées de très près, avec des budgets d'état, de PIB, ou de masse monétaire globale.

Nous ne pouvons que rapprocher ces chiffres de la crise financière mondiale que nous vivons. Lorsque des états mettent en garanties pour des banques, des sommes équivalentes aux richesses détenues par les plus riches c'est que le trou est bien là. Imaginons un instant que ces 1125 personnes, par prudence ou manque de visibilité dans l'avenir, arrêtent de faire circuler cet argent ou tout simplement, qu'ils retirent cet argent (ce qui est impossible) en billets de banque. L'économie mondiale ne pourra pas palier au manque de liquidités qui en résulterait. Mais n'est-ce pas ce qui se passe réellement? L'économie mondiale est aujourd'hui, et cela ne pourra aller qu'en s'accentuant, dépendante d'une infime partie de l'humanité qui détient la quasi totalité des liquidités. Il est également très important de noter que la première place de ce palmarès, détenue jusqu'à présent par Bill Gates (PDG de Microsoft), revient aujourd'hui à  M. Warren Buffet (investisseur et homme d'affaire) avec 64 milliards de Dollars. Ceci nous montre les possibilités qu'offre le système pour quelques initiés, de s'enrichir sans limites dans des milieux comme la bourse et la finance.

Concernant les Etats-Unis, il est important de noter que depuis le 23/03/2006 la FED (banque centrale américaine) a cessé la publication officielle de sa masse monétaire M3...Cependant l'analyse des masses monétaires aux états unis est un peu différente car les fluctuations sont très grandes en augmentation comme en diminution. Ci-dessous un graphique (source FED) de l'évolution de la masse monétaire M1 aux Etats-Unis. On notera que celle-ci n'est pas du tout linéaire mais on remarquera surtout que l'amplitude de la courbe croit d'une façon très importante au fil de ces dernières années. La valeur absolue s'emballe. On sait que les américains jouent énormément sur leur masse monétaire pour créer des effets sur les marchés. Ce graphique illustre à la perfection l'emballement de la masse monétaire à travers une courbe qui passe  de +200 à -100 milliards de dollars en une année.




UNE CRISE FINANCIÈRE QUI NOUS AIDE À RÉFLÉCHIR SUR NOTRE CONDITION :

Les crises politiques que nous vivons aujourd'hui traduisent, en grande partie, le manque de vision d'avenir que nous avons tous. Nous voyons bien que le système financier actuel n'est plus du tout maîtrisé par le pouvoir politique. Alors, quel avenir pour ce système ?
Sur une courte échelle (une centaine d'année), le système que l'on appelle capitaliste a pu fonctionné sans que les effets de son absurdité ne soient trop visible pour la simple raison que les dérives étaient mineures en comparaison des bienfaits qu'il engendrait en apparence. Ces trente dernières années, la courbe exponentielle s'est emballée en nous dévoilant toute son importance et son impact direct sur notre environnement social et écologique. Ne nous y trompons pas, à l'échelle de cette courbe, nous ne sommes apparemment qu'au tout début de son fléchissement et nous pouvons penser que les alertes qui nous sont données aujourd'hui, sont bien moins importantes que celles qui nous seront données dans les 6 mois ou les 6 ans à venir.
Il est à déplorer que nous ne trouvons, dans aucun programme politique, une alternative à ce système bien que celui-ci soit, par tous les partis confondus, critiqué vivement au travers de la dénonciation de ces dérives.
La réalité du monde nous montre chaque jour, des inégalités sans précédents et fait ressortir au grand jour, des absurdités de plus en plus grandes. Nous pouvons dire que l'ensemble de la classe politique fait un état de la situation qui reflète plus ou moins bien la réalité. Cependant, nous voyons bien que les analyses diffèrent lorsqu'il s'agit d'en comprendre les causes.
Il nous est pourtant nécessaire d'accepter que nous ne pourrons comprendre les dérives que si nous englobons le système dans son ensemble.

L'homme à inventé l'argent. Il doit pouvoir en maîtriser les effets sur lui-même et sur son environnement mais avant tout, il doit garder sans cesse en tête, le but premier de sa création : L'échange.

DES LOIS DE LA PHYSIQUE QUI RESTENT INEBRANLABLES :

« Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme » est une des lois fondamentales de la physique connue aujourd'hui et qui reste incontournable dans un monde fini.
Nos ressources ne sont pas inépuisables et une création monétaire entraîne indéniablement, en bout de chaîne, une dépense dans le monde réel. Celle-ci peut se traduire, en service, en travail humain mais aussi en biens issus de ressources finies.
Nous pouvons pendant un temps, créer l'illusion qu'une création infinie de richesse est une solution à nos besoins, cependant si celle-ci n'est pas intimement liée à cette notion fondamentale de l'échange, alors, le système ne fonctionne plus et nous venons alors de créer malgré nous, un déséquilibre.
Ainsi, échanger, par exemple, un service ou un travail (à priori infini) contre une quantité de ressources (finies) ne peut fonctionner que si l'échange est pensé dans son ensemble pour qu'il soit parfaitement équilibré. Dans le cas contraire, l'argent excédent deviendra une entité à part entière à supprimer sans échange possible.

LA VALEUR DES CHOSES :

Questions :     La valeur des choses induit-elle la valeur de l'argent lui-même ?
                           Quelle valeur devons nous donner à l' argent ?


Le fonctionnement du commerce, à travers une offre et une demande, donne généralement leur valeur aux choses. Enfin, en principe...
On constate aujourd'hui que le plus souvent, ce n'est plus la demande qui crée l'offre mais bien l'offre qui crée la demande. De plus, l'élargissement du « marché », passé d'une échelle locale à une échelle internationale, ne donne plus, pour un simple être humain, la possibilité d'apprécier une vision globale de son fonctionnement et donc d'en contrôler sa véracité ou la pertinence des prix.

Prenons par exemple les places boursières qui sont, aujourd'hui, les endroits ou une grande partie des valeurs des matières premières que nous utilisons sont fixées. De l'offre et de la demande en découlent des prix fluctuant à la hausse comme à la baisse. Malheureusement, ces fluctuations sont, le plus souvent, le reflet de rumeurs et d'effets d'annonces ou de paris sur l'avenir plutôt que d'une réelle demande humaine. Le besoin est créé  en amont de la consommation.
Les spéculations sont devenues un moyen de gagner de l'argent sans aucun autre regard des effets de ces spéculation sur notre vie. Aussi, nous avons vu s'envoler, ces derniers temps, les prix du blé, du riz, du soja suite à des rumeurs portant sur le manque de ces denrées de base dans le monde. Les prix s'envolent et les spéculateurs achètent à la hausse et revendent ensuite à très courts termes. Effet d'aubaine suivi par de nombreux traders. C'est un gros gain pour les traders... mais pas pour les millions (ou les milliards) d'hommes et de femmes qui voient doubler ou tripler le prix de leur nourriture de base. La répercussion est immédiate. De même, une simple annonce politique entraine dans l'immédiat une réaction sur les « marchés » boursiers et donc, par extension, une répercussion sur la valeur des choses.
En poussant un peu plus loin la réflexion, on peut très vite se rendre compte que plus les choses sont chères, plus l'argent prend de la valeur...Ou plutôt, si l'argent vient à manquer, sa valeur s'en voit d'autant grandie. Voilà comment l'argent lui-même est affublé d'une valeur comme tous les autres biens et services qui nous entourent.

Malheureusement, l'argent ayant donc une valeur propre, peut aussi faire l'objet de spéculations et c'est là que nous touchons à un point très sensible du principe d'échange. L'argent est-il un produit comme les autres ? Ou plutôt : L'argent est il un produit ?

Je pense que donner une valeur à l'argent avant de donner une valeur aux choses est une absurdité. L'argent est un moyen, un lien entre deux entités et non pas une entité propre ou une base fondamentale physique. L'étalon de la monnaie doit retrouver tout son sens à travers la valeur que nous devons donner à nos besoins.
L'argent ne peut avoir de prix lui même et n'est pas un produit, il est l'échange entre deux choses de même valeur. Sortir de ce cadre est oublier son origine.

SE LIBÉRER DU SYSTÈME BANCAIRE TRADITIONNEL :

Nous sommes aujourd'hui dépendant de nos banques qui sont un passage obligé de notre argent. Il est bien sur, rassurant de penser que notre argent est bien gardé au sein des « disques durs » de ces mêmes banques. Cependant, l'homme nous a montré, à bien des reprises, que sa capacité à garder ses esprits et son sang froid lorsqu'il se trouvait en situation de pouvoir et de monopole n'était pas dans sa nature profonde. Nous craignons, malheureusement, que les banques soient précisément, aujourd'hui dans cette situation de pouvoir et de monopole. De plus, un système permettant une surmultiplication d'argent à partir d'argent, sans aucune autre valeur d'échange, nous apparaît comme un aspect non conforme au concept d'origine de la monnaie.

L'article 104 du traité de Maastricht n'autorise plus les états, depuis sa ratification en 1992, à emprunter aux banques centrales sans intérêt mais à emprunter à des banques privées avec intérêts. Ainsi, les états s'endettent sans compter au bénéfice des banques qui elles, s'enrichissent. Nous pourrions penser, naïvement que l'état, protecteur du peuple, est aussi régulateur de sa monnaie et donc du moyen d'échange entre les citoyens. Il n'en est rien. Mais le plus alarmant est, à mon sens, le transfert de pouvoir par la détention des créances de l'état et l'enrichissement d'une sphère privée au détriment de la collectivité.

Pour exemple :
L’état français a emprunté aux banques ces 10 dernières années environ 1 247 000 000 000 € (1247 milliards €) pour combler ses déficits budgétaires. N'ayant pas le détail de ces emprunts, je suppose ici les données suivantes : Si l'on part sur un taux moyen de 4% par an, les intérêts avoisineraient donc au terme du remboursement de ces prêts environ 270 000 000 000 sur 10 ans (270 milliards €) ou 567 000 000 000 (567 milliards €) sur 20 ans et nous sommes là certainement en dessous de la réalité.

De l'argent gagné sans rien faire…Car il y a bien là, enrichissement des banques par le paiement des intérêts (...nos impôts). Le plus étonnant est que ces mêmes banques, au moment de l'emprunt, ne détiennent même pas cet argent mais le créent par l'intermédiaire du prêt en question. L'achat de la dette de l'état se fait instantanément, sur internet, au plus offrant, après appel d'offre puis l'on voit celui-ci se balader de mains en mains, sur les marchés boursiers mondiaux. C'est ainsi que, dans un registre sensiblement identique, un pays comme la Chine, se retrouve détenteur d'une très grosse partie de la dette publique américaine.
De la même manière, à notre échelle de simple citoyen (consommateur), les mêmes effets découlent de nos nombreux prêts contractés.
Les gains ainsi obtenus par les banques sont ensuite utilisés pour la rémunération des clients épargnants par le biais de multiples produits financiers vantant les mérites d'un argent facilement gagné. Dans ce système, seul l'argent appelle l'argent et le crédit appelle le crédit. Heureux les détenteurs d'argent, et malheureux, les débiteurs.

Je ne vois dans cette démarche, aucune notion d'égalité, de redistribution, ou d'échange équitable. Il n'y a dans ce système qu'un interminable cercle vicieux ou les gains créés par cet acte de crédit (les intérêts) ne sont jamais introduit dans le circuit d'échange et restent au point de départ (la banque) qui, par ce biais crée l'argent qu'elle gagne. Libre ensuite, à elle d'en redistribuer une partie, ou pas...

L'argent ne peut s' « auto-créer » au moyen des intérêts d'emprunts ou des intérêts de placement. L'activité humaine doit être seule créatrice d'argent et en animer ses échanges.

Le système bancaire actuel, doit me semble-t-il, être repenser entièrement afin qu'il soit remis au service des hommes et non de lui-même. Pour cela, de simples mesures ne pourront que rester sans conséquence face à une machine de moins en moins maîtrisable.

LA MONNAIE : UN FORMIDABLE MOYEN POUR LA RÉGULATION DE NOS RESSOURCES ET DE NOTRE ACTIVITÉ :

Un monde physiquement fini nous impose ses limites et nous devons en accepter le principe. Cependant, chaque homme, défini ses propres besoins personnels sans véritables limites et ne peut, à son échelle, apprécier l'intérêt général. On pourrait imposer une limite à chacun en la définissant en fonction des besoins propres de chacun mais la complexité d'un tel système risquerait fort de produire un effet non désiré et difficilement maîtrisable. L'argent, ce « fluide » physique qui transit par chacun de nous, ne peut-il devenir une composante régulatrice de notre activité ?

Nos besoins physiques sont bien réels et nous les connaissons, ou tout du moins, nous savons les définir. Nous pouvons les quantifier et ainsi donc, leur donner une valeur en fonction de la nécessité de ressources finies qui existent dans notre monde. Cette valeur ainsi définie scientifiquement ne peut que traduire la valeur réelle des choses. Une limite donnée à la masse monétaire globale pensée en fonction des ressources nécessaires et disponibles doit pouvoir limiter nos échanges en quantité et ainsi laisser à la seule variable restante, la bonne répartition de nos richesses. En donnant une valeur finie à la création monétaire, nous donnons une limite à notre consommation et ainsi, nous nous imposons un cadre infranchissable.

Une création monétaire, à mon sens, ne peut que découler d'une réflexion concertée en fonction des besoins précis de l'homme et d'une nécessaire régulation de ses ressources. Redonner ce pouvoir à l'état ne revient, dans un système démocratique, qu'à restituer aux hommes leur droit à se réguler.

Depuis maintenant bien longtemps, la création de richesse est directement liée au travail des hommes. Mais alors, les hommes restent-ils égaux face à des créations inégales de richesse? Nous savons qu'il n'en est rien. Une valeur différente est donnée à chacun d'entre nous par l'intermédiaire de ce que nous gagnons. Sans vouloir remettre en cause la notion que chacun doit participer à l'intérêt général à hauteur de ses moyens, ne pourrions-nous pas cependant réfléchir différemment et nous imposer certaines limites individuelles ?

J'accorde volontiers le fait que lorsque la société manque de « maçon » ou de « chercheur en biologie », leur « valeur » respective grimpe d'autant plus et je trouve juste que cette valeur soit le reflet d'un besoin réel. Cependant, qu'un seul homme puisse gagner 200 ou 400 fois plus qu'un autre homme me paraît absurde car cette inégalité ne reflète en rien la réalité d'un besoin de la société.
Une échelle de valeur plus juste des compétences et des valeurs humaines doit pouvoir être définie afin que les inégalités soient réduites. Ainsi, de la même manière qu'il existe une valeur minimum, une valeur maximum doit être déterminée et ainsi donner une échelle quantifiable. Sans limite supérieure à la richesse, aucune autre véritable valeur ne peut exister ni ne peut être appréciée. Une richesse infinie n'a pas de sens et supprime de fait, toute existence d'une échelle de valeur raisonnable et équitable. Si nous sommes arrivé à définir un minimum vital, nous devrions, de la même manière, pouvoir déterminer un maximum vital.

La création de notion de richesse maximum donnant une limite supérieure à la richesse et définissant ainsi une échelle de valeur raisonnable au travail humain permettrai une répartition plus juste des richesses. Il induirai également une notion bien plus importante et manquante aujourd'hui dans les consciences collectives du XXIème siècle : une richesse matérielle infinie n'a aucun sens!




                                                                                                                                       Christophe RIEFFEL

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