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Un citoyen...du monde

L'équilibre écologique et social

En essayant d’énumérer les différents types d’échange entre les Hommes que nous connaissons, nous pouvons admettre cinq grandes catégories que j'appellerais « Sphère d'échange » :

 

  • L’échange des matières physiques et des énergies du monde qui nous entourent et qui comprend l’ensemble des biens et ressources physiques disponibles provenant de la terre.

  • L’échange de l’espace du monde qui nous entoure. Nous nous échangeons l’espace tout simplement parce que nous sommes vivant et mobiles et qu’il faut bien quelquefois se laisser passer pour ne pas se cogner.

  • L’échange des sentiments humains (l’esprit) : l’amour, la haine, les arts pour ne citer qu’eux, il y en a des milliers.

  • L’échange des connaissances humaines (la mémoire) : la science, l’histoire, le langage, l’éducation…

  • L’échange de l’énergie humaine (le corps) : l’entraide physique, le travail, le sport, la violence physique, l’amour physique…

 

Toujours dans le cadre que nous nous sommes fixés au départ, je pense pouvoir affirmer que pour les trois dernières catégories, les seules limites humaines définissent les limites de l’échange à la différence des deux premières catégories où les limites nous sont données par le monde qui nous entoure. Ainsi, nous pouvons dire que nos échanges, ne dépendent pas seulement de nous et ne peuvent donc pas être abordés que du seul point de vue humain. Nous devons prendre en compte le monde qui nous entoure et notre environnement. Cette première affirmation est déterminante pour mieux comprendre les nombreux dysfonctionnements de notre système d’échange et son impact sur notre environnement.

Nous pouvons aussi distinguer ces catégories d’un point de vue marchand. Tel ou tel type d’échange doit-il être considéré comme marchand ou non marchand ?

Nous considérerons dans cette analyse que l’échange marchand est un échange qui doit trouver un équilibre des valeurs. C'est-à-dire que l’échange doit pouvoir satisfaire chacun par son équité sur une échelle de valeur commune. Dans un échange marchand, les valeurs doivent pouvoir être quantifiables.

Ensuite nous pouvons essayer de déterminer si ces sphères peuvent ou doivent être échangeables entre elles ou si chacune d’elle doit être définie comme un système d’échange fermé sans aucune influence sur une autre sphère.

 

La matière :

C’est la base de nos échanges. Le palpable. Nous pouvons définir la matière dans les 3 dimensions de l’espace connues et ainsi en définir ses limites. Les limites nous sont données par les simples lois de la physique, ce sont les limites du monde. Nous ne pouvons transformer, utiliser et donc échanger plus de matière qu’il n’en existe. La nature est ainsi faite, les matières sont renouvelables à plus ou moins long terme et certaines formes peuvent rapidement se transformer en des états beaucoup moins exploitables pour l’Homme. L’exploitation de la terre par l’Homme fait parti du cycle de la vie humaine. L’homme a besoin de la terre pour vivre et il doit donc également nourrir cette terre pour qu’elle produise ce qu’il désire. La matière que nous transformons ou que nous utilisons à nos fins doit pouvoir revenir à la terre pour exister de nouveau sous sa forme initiale.

Donc, pour la matière, les limites de l’échange sont définies par le monde qui nous entoure. Elles doivent être traduites par l’Homme pour que celles-ci répondent à la fois à ses besoins et aux possibilités qu’offre son environnement.

 

La quantité de matière échangeable pourra alors aisément se traduire en quantité d’échange et donc en quantité de moyen d’échange (monnaie).

 

Cependant, comme nous l’avons dit précédemment, il est indispensable que cette matière existe dans le présent ou que celle-ci soit appréciée correctement dans le temps. C’est-à-dire que l’évaluation de notre quantité de matière disponible doit pouvoir être appréciée selon sa capacité à se renouveler. La simplification de l’échange par l’argent biaise la compréhension et la réalité du monde. En introduisant le temps au sein de l’échange, l’argent crée, le plus souvent un bien qui n’existe pas. Il est donc impératif que cette composante du temps soit formulée correctement dans la définition même de l’argent. Notre moyen d’échange doit pouvoir nous permettre de réguler le puisement de nos ressources naturelles. Encore faut-il lui en donner les moyens.

 

Nous pouvons donc bien sur, considérer la matière comme échangeable et marchande à la seule condition d’inscrire cet échange dans un équilibre physique global défini au préalable.

 

L’espace :

Ah l’espace… Oui l’espace est échangeable. Source de conflit chez nous et chez toutes les autres espèces vivantes de cette terre depuis quelques millions d’années, nous devons échanger l’espace parce que nous sommes mobiles.

Surface disponible sur notre bonne vielle terre : 510 067 420 km2 auxquels ont peut rajouter les étages crées de nos immeubles et déduire les 71% de mers et d’océans ainsi que les zones naturelles protégées, invivables....

Des endroits magiques, paradisiaques, vivables, plus ou moins pollués, ensoleillés, pluvieux, montagneux, ayant de bonnes capacités nutritives, bâtis, non bâtis, d’utilité publique, etc…etc… Je ne ferais pas de calcul complexe ni d’équation hasardeuse que je laisse aux mathématiciens et physiciens, mais nous pouvons estimer, je pense, que l’espace est quantifiable. C’est difficile mais on y arrive si on le veut. Et si on y réfléchi, il ne s’agit là que d’une équation, complexe certes, mais soluble si l’on s’en donne les moyens. Dans tous les cas, on ne peut inventer l’espace qui n’existe pas. Il suffit donc de faire avec celui qui existe.

 

Force est de constater que nous échangeons l’espace d’une manière très primaire de nos jours. Le grand marché de l’espace est intimement lié au seul système d’échange existant et donc par définition, infini et spéculatif et en perpétuelle croissance ! 100 000€ puis deux ans plus tard 200 000€ puis c’est la chute 50 000€….La spéculation au sein du marché de l’espace mène à toutes les dérives. Toute création de richesse par n’importe quel moyen, peut aboutir à l’acquisition d’une partie de l’espace. La fameuse « loi de l’offre et de la demande » n’est-elle pas alors faussée ? Un milliardaire peut aujourd’hui s’octroyer un espace bien trop important et de surcroît, au détriment des plus pauvres que lui. Quelle est sa légitimité vis-à-vis de l’espace qu’il occupe ? Le fruit de son travail (ou plus souvent d’ailleurs, de son capital) peut-il lui permettre d’occuper un espace disproportionné par rapport à tout autre être humain moins riche que lui ?

L’illusion et la cupidité restent la seule limite à cette sphère d’échange. La valeur des biens immobiliers et de l’espace partagé associé à aucune limite globale ne peut donner qu’une vision tronquée de la réalité du monde, une fois de plus.

 

Alors certes, la réalité risque d’être encore plus source de conflit que l’illusion par laquelle nous sommes bercé aujourd’hui. Mais la réalité n’est-elle pas LA REALITE ? Ne peut-elle mettre tout le monde d’accord, justement ? Qu’ untel ou untel râle parce que son voisin en a plus que lui, c’est normal mais ceci est un problème humain. L’espace, lui, n’est pas humain. Il se fout bien de nos petits problèmes. L’espace est l’ ESPACE, définissable, quantifiable et indépassable. A nous de nous en arranger ! S’il y a bien une chose que nous ne pouvons pas discuter ni contester c’est bien la place que nous occupons sur terre à tout instant T. Si nous sommes ici, c’est que nous ne sommes pas ailleurs… Alors le verdict tombe ! Il nous faut PARTAGER l’espace entre nous tous mais aussi avec nos co-locataires, c’est-à-dire l’ensemble des espèces qui habitent cette planète. Et ce d’une manière équitable pour nous éviter les guerres.

Quand à son échange, peut-il être soumis à la marchandisation ? Pourquoi pas ? Il est même assez simple d’imaginer son fonctionnement s’il est fermé, sans interconnexion avec d’autres systèmes d’échanges. La quantité et la valeur des unités monétaires seraient directement liées à la quantité et la valeur finie de l’espace disponible.

 

L’espace peut être considéré comme échangeable et marchand dans le seul cadre défini par sa quantité totale réelle reconnue et sans aucune interconnexion avec d’autres sphères d’échange.

 

Les sentiments :

Les sentiments humains sont-ils seulement quantifiables ? L’amour par exemple ne peut s’évaluer que relativement par celui qui le reçois. C'est-à-dire que si l’individu A, considère qu’il envoie 5 d’amour (sur une échelle de 0 à 10), l’individu B peut tout à fait considérer qu’il n’a reçu que 2. Nous ne pouvons ni vérifier ni contredire l’un ou l’autre puisque nous sommes ici dans le subjectif, le ressenti. Deuxième exemple, dans le cadre d’une œuvre artistique, la valeur artistique de l’œuvre est également subjective et peut, à l’infini, être sujette à discussion selon le niveau de perception sentimentale et émotionnelle de chaque individu ou même du moment de cette perception.

Les sentiments que procurent la musique, la peinture, le théâtre ou la littérature ne peuvent se mesurer sur une échelle de valeur commune pour pouvoir s’échanger équitablement.

Maintenant, nous pouvons analyser la sphère marchande de l’art que nous connaissons puisqu’elle existe. Basé sur l’offre et la demande, l’art se monnaye au plus offrant pour les œuvres uniques. Aucune échelle de valeur n’existe (et c’est heureux…). Ainsi, une même œuvre peut tout aussi bien s’échanger pour 1 milliard que pour rien. Pour la littérature, le cinéma, la musique qui sont des œuvres reproductibles à l’infini du point de vue artistique, et en omettant la partie matière du prix, comment défini-t-on la valeur artistique de l’œuvre ? La part revenant à l’artiste est fixée à l’avance et ce n’est que par son talent d’artiste que se vendront plus ou moins d’exemplaires de son œuvre. A part une limite matérielle due au support matière, aucune limite ne peut être donnée à cet échange. Ainsi, l’ensemble des individus d’une société peut échanger une œuvre avec un seul individu. Rendre marchand cet échange ne peut mener qu’à un déséquilibre du système car en définir les limites est impossible.

 

La subjectivité des sentiments ne permet pas la mise en place d’une échelle de valeur commune car les sentiments sont infinis. Un échange marchand ne peut exister dans cette sphère d’échange si l’on ne peut définir de limite à celle-ci. Le don est ici, plus approprié.

 

Les connaissances :

Peut-on compter les connaissances que nous avons ? Difficile mais faisable. Internet y contribue grandement de nos jours. Les connaissances et le savoir sont la mémoire des Hommes. Au fil des siècles, la mémoire grandit et s’inscrit dans nos gènes et notre inconscient collectif.

Les connaissances sont-elles échangeables ? Oui et c’est aussi un élément clé de notre socialisation. Nos découvertes, sans cesse en croissance, doivent pouvoir être partagées par tous. Cependant, il parait, à mon sens, dangereux de parler d’échange car pour échanger, il faut deux valeurs égales. Un enfant, par exemple, ne peut échanger, à valeur égale avec un adulte. Aussi, il est très complexe de formuler une échelle de valeur dans cette sphère d’échange pour la bonne et simple raison que cette sphère est en constante croissance et que nous devons sans cesse en redéfinir les limites. Alors, j’aurais plutôt tendance à parler de dons ou de transmission gratuite sans contrepartie. Au « pot commun » comme on dit. Ainsi, les connaissances ne s’échangent pas mais se partagent se donnent et se transmettent.

La mémoire et les connaissances doivent-elles être marchandes ? Certainement pas ! Et c’est bien un des grands maux de nos sociétés modernes. Qui détient la connaissance à le pouvoir. Et comme tout pouvoir, aujourd’hui, est transformable directement en argent, le pas n’a pas été difficile à franchir. Quelle erreur ! La mémoire infinie et exponentielle des Hommes ne peut se vendre car elle appartient déjà aux Hommes ! Vous ne pourriez pas inculquer à un enfant de 10 ans du moyen age, la même chose qu’à un enfant de 10 ans de 2010 pour la bonne et simple raison que sa structure cérébrale ne le lui permettait pas. Notre mémoire nous appartient déjà, dés notre naissance. Les connaissances acquises au cours d’une vie sont infimes face à celles acquises depuis le début de l’évolution. De plus, les découvertes ne peuvent exister que si les connaissances antérieures communes existent. Donc nul en ce monde n’a légitimité à s’approprier une connaissance. C’est définitif !

 

Les connaissances sont échangeables à l’infini et surtout transmissibles et accessibles à tous, gratuitement sans aucune valeur d’échange. Introduire un système marchand au sein de cette sphère d’échange créera assurément un déséquilibre social.

 

L’énergie humaine :

Voici une sphère d’échange très intéressante puisqu’elle est voit se côtoyer autant le travail, le sport, mais aussi la violence et l’amour physique.L'énergie humaine, c'est la vie !

Si l’on voulait rester cohérent, il faudrait inclure, le corps humain dans la première catégorie, la matière. En effet, dans une vision très « externalisé » de notre condition, il serait effectivement assez logique de nous classer sur le même plan que les minéraux, les végétaux et les animaux qui constituent notre planète. Cependant, il est primordial de mettre à part cette sphère d’échange puisqu’elle est définie par nos comportements physiques et reste donc, par cela, la clé de l'équilibre de nos échanges et de notre socialisation.

Questions :

  • Quelles limites peut-on donner à cette sphère d’échange pour pouvoir constituer un cadre de valeur ?

  • Faut-il rendre marchande cette sphère d'échange traduite partiellement aujourd'hui par le travail ?

  • Cette sphère peut-elle coexister avec les autres sphères ?

 

Sans aucun développement de ma part parce que je suis un fainéant de la démonstration, je livre ici mes réponses que je soumet bien sur au débat démocratique et intellectuel qui s'impose.

 

1 – Les limites de cette sphère ne peuvent être que les seules limites physiques que le corps humain peut supporter. Ce sont tout simplement les limites de la vie.

2 – Cette sphère d'échange ne peut créer à elle seule de valeur d'échange et ne peut donc être marchande pour la bonne et simple raison qu'elle est elle-même la condition de l'échange. C'est à dire que si l'échange de l' énergie humaine n'existe pas, tous les autres échanges n'ont aucune raison d'exister !

3 – La coexistence de cette sphère avec les autres est ce qui fait que les autres existent et sont nécessaires.

 

Nous pouvons donc tirer de ces 3 points que l'énergie humaine est la sphère commune à toutes les autres sphères et donc celle qui va les faire coexister. 

 

Cette sphère d'échange n'est-elle pas la clé d'un système socialement et écologiquement équilibré? En prenant comme  base de la création monétaire, le simple fait d'être en vie, on attribue la condition sociale fondamentale du droit à échanger, sans aucune condition ou contre partie de notre contribution physique ou intellectuelle à la société. La mise en place d'un revenu universel est à mon sens une réponse interressante au fait que tout être humain à droit à l'échange et que ce droit est aquis par nature. Le principe de revenu universel doit, à mon sens, être totalement indépendant d'une activité aléatoire qu'est notre travail. Il doit être lui-même, un point de départ avant le travail... Pourquoi?

Parce que l'équilibre de nos échanges et donc l'équilibre écologique et social se trouve dans une masse monétaire égale à 0!!! Un monde idéal est un monde ou l'homme n'a plus besoin d'argent pour échanger. Il s'agit donc là, non pas de partir de 0 pour arriver à une quantité la plus grande possible mais de partir d'une quantité donnée pour tendre vers 0.

 

En donnant un revenu universel à chacun d'entre nous, il faut bien comprendre qu'il ne s'agit pas là d'un cadeau que l'on nous fait mais plutôt d'une charge... 

 

Mais attention, qui dit création monétaire dit également destruction de monnaie. Car il serait impensable de créer ainsi une monnaie d'échange à l'infinie... Cela n'a pas de sens !

Il faut donc EQUILIBRER LE SYSTEME !

 

Le temps, peut ici rentrer dans l'équation et jouer son rôle de régulateur des 3 autres dimensions : la monnaie doit pouvoir s'auto-détruire par le temps. Le revenu universel peut donc avoir une date limite si l'on veut qu'il puisse se régénérer. Une monnaie à durée limitée qui permettrait de réguler le niveau de masse monétaire.

 

Et c'est là que la notion monétaire est importante. Si elle traduit le déséquilibre de nos échanges, c'est aussi elle qui le mesure.

L'équilibre écologique et social est mesurable. Il se traduit directement par la quantité de monnaie que nous possédons. Plus la quantité de monnaie est importante et plus le déséquilibre est grand. Tendre vers l'équilibre, c'est tendre vers la réduction de monnaie.

La réduction de monnaie traduit la réduction de l'exploitation des ressources de notre environnement.

La réduction de monnaie traduit la réduction de nos désaccords sur la valeur des biens et donc l' apaisement social.

Mais attention, la réduction de monnaie n'induit pas l'équilibre écologique et social. C'est l'équilibre écologique et social qui induit la réduction monétaire. La monnaie est donc cet indicateur qu'il suffit de mesurer... dans le bon sens... du haut vers le bas et non pas du bas vers le haut.

 

Et voilà !

 

Nous avons maintenant toutes les données :

- Une vision de société : l' Equilibre écologique et social.

- La mesure pour tendre vers ce but : La monnaie (Sa quantité est inversement proportionnelle à l'équilibre).

- Les limites de la quantité de monnaie : la finitude du monde (matière, espace...).

 

 

Comment ça marche ?

 

1 - La création monétaire se fait strictement par le statut social de chaque individu. C'est un droit fondamental pour tous. LE REVENU UNIVERSEL A DUREE LIMITEE.

2 - L'échange de la monnaie ne peut exister que dans les limites connues de notre monde (matière et espace). GRATUITE DES CONNAISSANCES ET DE L'ECHANGE DES SENTIMENTS HUMAINS.

3 - Tendre vers la réduction monétaire pour atteindre l'équilibre Ecologique et social.

INVERSEMENT DES INDICATEURS DE RICHESSE

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